. Le « POIF » coiffe les chaumes. . Les vacances estivales de 2009, sont déjà bien cloisonnées pour l’ensemble des autochtones implantés. Ceux même désirant partir en villégiature à la découverte des régions inconnues. Le dépaysement total au bien de laisser une distance entre, les obligations annuelles et le repos aux écarts permis du bien être. Bref le « lâché »Le 15 Août 2009 est une de ces. Journées où les évènements ne sont pas réservés qu’aux « Chassés-croisés » des vacanciers qui évoluent en cette période. Rentrées banales, pour les uns, départs pour les autres.Voitures. Concept traditionnel de voyage où l’originalité est celle d’être le moyen le plus usité par « l’homme » pour se déplacer.Ils sont d’autres évènements qui ne peuvent nous laisser indifférents. Ceux, par exemple, vécus par notre ami Alex SAUSSIER, évoluant dans les airs, entre Arcachon et Romorantin, à bord du célébrissime JODEL baptisé le « Poif ». Avion qui compte dans le parc, vol moteur, de l’Aéro-club de Sologne.La journée est magnifique. Trop belle pour l’entacher du moindre disfonctionnement qui viendrait ternir ce ciel d’azur.Pourtant l’impondérable, maîtrisé, survient en cette fin de bel après-midi.Seize heures ne sont pas encore sonnées et c’est avec une jovialité qu’il m’est donné d’arriver au club où je prends le temps de saluer « Petit Biquet » (Pardon André), déjà présent. La mine déconfite, ses propos fusent en ces termes : « Le Poif vient de se vacher ». Très vite un enchaînement d’actions, spontanées, s’active. Aviser la famille et les autorités, se transporter sur les lieux, préserver la machine et son environnement avant l’arrivée de la Gendarmerie et démonter de petits éléments pouvant entrer dans la camionnette du Club. L’avion, posé en délicatesse malgré la panne survenue, assure toujours de sa prestance. Fier, malgré sa blessure, son panache reste entier au centre d’un champ de chaumes situé au lieu-dit « Launay » commune de CHABRIS 36. On y accède par le D35 reliant la dite agglomération à celle de Champcol 36. Le terrain, improvisé, se situe à droite de cet axe où le cheminement est possible par une petite route qui traverse la ferme du propriétaire de la terre cultivée. Sans grande difficulté nous parvenons jusqu’au point crucial où nous sommes reçus par le Pilote et son Père. Tous deux affichant un sourire plaisir à constater. La genèse, des circonstances, est relatée par Alex qui n’est pas resté indifférent face à cet épreuve. . « Depuis quelques minutes, dit-il, j’avais observé le manomètre de pression d’huile qui manifestait des indications peu rassurantes. Nanti de mes cartes OACI et VAC, le déroutement était envisagé. La concentration restait sur les paramètres moteur en conjuguant, d’un « balayement » rapide, l’extérieur, au bien de déterminer un terrain de fortune.Il poursuit rassuré. La forêt de LOCHES 37 était passée. Une vue globale, plus appropriée à un posé en campagne, s’ouvrait à moi.J’ai pensé, de poursuivre, Peut être qu’il me sera possible d’atteindre les Installations de Romorantin. Revivant l’instant, Il ponctue. Il n’en a pas fallu plus, la panne s’est faite plus précise. La puissance diminuait en même temps que les tours. Il était temps de se poser. La terre de chaume se présente, la décision est prise. Parallèlement, le moteur a commencé à vibrer progressivement ne laissant plus de choix.Tout va très vite. Successivement j’ai « coupé » le contact, ajoute-t-il, afin de ne pas augmenter les vibrations qui auraient entraîné la dissociation du moteur de la cellule.De rajouter. Ma concentration était à son apothéose. La procédure était engagée en même temps que les décisions. La terre s’est rapprochée, un basculement de la tête dans un instinct de préservation et le posé concrétisé sans dommage aucun. » . Bravo Alex.Le « Poif », comme vexé, hors de son environnement habituel, semble nous bouder après la décision de le « déshabiller ». Bientôt les Karmans, la dérive de profondeur et l’hélice sont ôtés. Arrivent, alors, sur place, les services de la Gendarmerie de CHABRIS et CHATEROUX.36. Le constat permet de déterminer qu’il s’agit d’un incident et non d’un accident. La différence se localise au niveau des conséquences matérielles de l’avion. Dans le cas présent seule la cause, du posé en campagne, en a été une panne moteur. Les vérifications, administratives, ont permis, sur le champ (Boutade), de constater que le pilote avait pris toutes les précautions avant de partir en ce qui concerne le bon fonctionnement de son appareil. Les documents présentés, attachés au Pilote et à l’avion, n’ont fait l’objet d’aucune observation défavorable. Cette constatation doit retenir toute l’attention des pilotes qui auront, indubitablement, le soin de vérifier la présence de l’ensemble des pièces afférentes à la machines pilotée et d’emporter leurs qualifications attestant la possibilité d’évoluer sur l’avion utilisé. . Il nous restera à retenir le manque d’humanisme du propriétaire du champ. Ce Monsieur, qu’il sera sage de ne pas citer pour des raisons diffamatoires, a priorisé l’état de son terrain non endommagé, au détriment de l’état de santé du pilote qu’il n’a pas daigné approcher une fois l’avion posé. Souhaitons, au sujet, qu’il ne trouve pas, en cas de gravissime problème, pour lui et les siens, une âme qui soit à son image. En revanche un grand merci au couple d’amis d’Alex qui a fait preuve de sympathie en nous assurant l’eau fraîche bien utile au cours des efforts fournis à démonter et à remiser l’avion. Merci, également , aux personnes qui nous ont entouré. « Petit Biquet, Guy, Julien et Pierre. » . Souhaitons et espérons une longue vie à notre « POIF » affectionné de tous. P =Petit. O=Opérationnel I =Infatigable. F =Formidable Patrick |